Comprendre vos droits sur la rémunération des jours fériés travaillés

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Les jours fériés, ces moments tant attendus où l’on peut souffler et se détendre, soulèvent souvent des questions en matière de droit du travail et de rémunération. En France, chaque salarié doit avoir connaissance de ses droits et devoirs, surtout lorsque les jours fériés tombent un jour où il est habituellement prévu de travailler. Cet article s’adresse à tous ceux qui veulent y voir clair sur ces questions délicates et parfois obscures.

Les jours fériés rémunérés en France : Queue de l’âne ou gros poisson ?

La France compte 11 jours fériés reconnus dans l’année. Cette liste est bien définitive et tout salarié y a droit, même si certaines nuances existent selon la localisation ou les conventions collectives.

En 2025, les jours fériés sont :

Cette liste est exhaustive, à moins qu’un accord collectif ou un usage au sein de l’entreprise n’instaure d’autres jours fériés. Pour les salariés en Outre-mer, des jours fériés supplémentaires existent. Par exemple, plusieurs départements célèbrent des journées relatives à l’abolition de l’esclavage. Les dates peuvent varier en fonction des spécificités locales.

Des exceptions qui pimentent la règle

Un point à souligner est que, si les jours fériés sont souvent synonymes de repos, ce n’est pas toujours le cas. En fait, seul le 1er mai est un jour véritablement chômé avec la garantie d’être payé même sans travail. Pour les autres jours fériés, la situation est moins simple.

L’employeur a le droit de demander à un salarié de travailler pendant ces jours, sauf pour le 1er mai, sauf dans des secteurs spécifiques tels que les transports publics ou hôpitaux, où le travail ne peut être interrompu. Voici un petit récapitulatif :

Jour férié Repos obligatoire Exceptions
1er mai Oui Aucun pour certains secteurs
Autres jours fériés Non Accords collectifs, jeunes travailleurs, etc.

Pour les jeunes travailleurs de moins de 18 ans, le repos est généralement obligatoire pour les jours fériés, mais là encore, des dérogations existent.

Quand je bosse, je suis payé !

Lorsque le salarié travaille un jour férié, il est en droit de demander une rémunération. Toutefois, aucune majoration de salaire n’est systématiquement prévue par la loi pour les jours fériés travaillés, sauf disposition plus favorable dans certaines conventions collectives.

Il est important de rappeler que tout salarié doit être rémunéré au moins à son taux habituel lorsque ce jour est effectivement travaillé. Voici quelques points à retenir :

Dans l’éventualité d’un jour férié travaillé, la rémunération doit se faire selon les conditions spécifiées, notamment pour les artisans ou professionnels du secteur de la santé; cela peut varier selon les spécificités de leur contrat de travail.

Comment gérer les ponts avec des jours fériés ?

Les journées de pont sont souvent ces petites merveilles ingéniosité qui permettent de prolonger un week-end, de rendre cet emploi du temps un peu plus léger. Mais comment cela fonctionne-t-il avec les jours fériés ?

Pour qu’un salarié puisse faire le pont, il doit demander un jour de congé payé ou de RTT juste avant ou après un jour férié. Par exemple, si le jeudi 8 mai est férié, demander le vendredi 9 mai en congé vous permet d’obtenir quatre jours de repos consécutifs.

D’un point de vue pratique, ce n’est pas un droit automatique. C’est l’employeur qui décide d’accorder ou non ce jour libre. Voici quelques exemples courants de ponts :

Anticiper pour mieux profiter

Il est judicieux de planifier ces ponts à l’avance, car les employeurs sont souvent plus conciliants lorsque la demande est faite en avance. Anticipation et communication constituent donc des alliés précieux.

Quant à la gestion des heures de travail perdues lors d’un jour férié, il convient de noter que celles-ci ne donnent pas lieu à une compensation financière. Pas de rattrapage, pas de perte mais également pas de gain.

Jours fériés et journée de solidarité : Un encastrement délicat

Les jours fériés peuvent également se croiser avec des journées de solidarité. En France, la journée de solidarité est le jour où les salariés doivent travailler sans être rémunérés pour aider au financement de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées.

Alors, quel jour férié peut coïncider avec cela ? Tous, sauf le 1er mai. Cela implique que, lors d’une année donnée, des salariés peuvent travailler un jour férié, et ce, sans rémunération supplémentaire.

Pour un salarié à temps partiel, la durée de la journée de solidarité sera proportionnelle à son temps de travail. Il est essentiel d’être vigilant pour éviter les abus, et là encore, votre syndicat, comme la Confédération Générale du Travail, peut fournir des conseils utiles !

Les implications pour les salariés

Si vous êtes amené à travailler pendant une journée de solidarité, assurez-vous de bien comprendre votre droit à la rémunération. Voici quelques conseils pratiques :

Comprendre vos droits sur les congés supplémentaires et la rémunération

Parlons maintenant des congés. En plus des jours fériés, vous pourriez avoir droit à des jours de congés supplémentaires. Cela peut aussi varier en fonction de l’ancienneté ou d’autres critères.

Par exemple, pour chaque enfant à charge, un salarié peut bénéficier de jours de congés supplémentaires. Voici un petit tableau résumant les règles :

Situation Nombre de jours supplémentaires
Moins de 21 ans avec enfants 2 jours par enfant
Plus de 21 ans avec enfants 2 jours par enfant (max. 30 jours)

Ces jours de congés s’additionnent aux congés annuels réglementés. Gardez toutefois à l’esprit que les jours supplémentaires ne peuvent dépasser la durée annuelle accordée.

Les salariés peuvent se renseigner auprès de leur Centre d’Information des Salariés ou d’un syndicat comme l’ Association des Droits des Travailleurs pour mieux comprendre leurs droits en matière de congés.

En définitive, se familiariser avec ces éléments est crucial pour bien comprendre son contrat de travail et ses droits en matière de jours fériés. Cela permet aux salariés d’éviter bien des désagréments, mais aussi d’agir pour faire respecter leurs droits au besoin.

Olivier Niel
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